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Alternative Libertaire Moselle

Face à la répression : SOLIDARITE !

Face à la répression : SOLIDARITE !

Bulletin d'infos d'Alternative Libertaire Moselle N°4 - Novembre 2014

La répression du mouvement social est une offensive des classes dominantes contre les classes populaires visant à favoriser l’expansion du capitalisme et à affaiblir les luttes sociales. Elle n’est pas nouvelle : depuis plusieurs décennies, les gouvernements successifs abusent de lois d’exceptions ou d’extensions de la législation répressive. Sous prétexte de lutter contre les risques terroristes, ces lois servent avant tout à assurer le contrôle et la répression des déviants et déviantes de l’ordre capitaliste en imposant, de fait, le délit d'opinion. La répression du mouvement social cherche à faire peur, à dissuader les jeunes, les salarié-e-s, les chômeurs-euses et précaires à se politiser, s’organiser et agir.


Une mobilisation internationale…

Au Brésil, le gouvernement a investi des sommes colossales pour l’organisation de la coupe du monde de football cet été. De nombreux mouvements sociaux ont eu lieu dans tout le pays pour dénoncer la destruction d’habitations et les sommes investies pour accueillir cette coupe du monde au détriment du logement, de l’éducation, de la santé, des transports… Le gouvernement brésilien a décidé de réprimer violemment tous ces mouvements : Interdiction des manifestations, violences policières, prisons pour les manifestants, occupations de favelas par des forces militaires… tout a été mis en œuvre pour stopper les manifestants.

En Grèce également lorsque le gouvernement de Papandréou, guidé par l’Europe et le FMI, prenait des mesures de régression sociale et d’austérité, le peuple grec, première victime de ces lois antisociales, manifestait régulièrement sa colère contre toutes ces régressions imposées. Face à ces manifestations, la violence policière était régulièrement pointée du doigt par les manifestant-e-s. En plus des blessures, conséquences des attaques de la Police, il y a eu des inculpations et des condamnations à des peines de prison…

…nationale…

A Lyon, lors du mouvement étudiant contre la loi Fioraso, fin 2013, six étudiants étaient évacués manu-militari du campus et placés en garde à vue vingt-trois heures à cause de leur intrusion dans un conseil de la présidence. Trois d’entre eux ont été poursuivis pour « rébellion » et « violence aggravée ». Une a été acquittée, les deux autres ont été condamnés à trois et six mois de prison avec sursis en plus des 4.350 euros dont ils doivent s’acquitter. Sans oublier les frais d’avocats qui s’élèvent à 1.000 euros par personne et une possible exclusion (dont la durée serait à définir) de l’université.

Toujours en Rhône-Alpes, cinq syndicalistes ont été poursuivis pendant plusieurs années pour de simples tags contre le gouvernement sur les murs de la sous-préfecture avant une manifestation contre la réforme des retraites en 2010. Tout d’abord reconnu coupable en novembre 2012, mais dispensés de peine par les juges qui ne pensent pas que l’infraction en mérite, ils ont ensuite été convoqués quelques mois plus tard, en mai 2013, pour se soumettre à un prélèvement ADN en vue de leur inscription au fichier des empreintes génétiques. Poursuivis car ils ont refusé de s’y soumettre, l’acharnement judiciaire dont ils ont fait preuve a continué jusqu’au 17 décembre de l’année dernière, où ils ont enfin été relaxés.

…et locale.

Pour avoir bloqué la gare de Metz avec plusieurs centaines d’autres militants lors de la lutte contre le CPE en mars 2006, Fouad Harjane, syndicaliste de la CNT, a été condamné, au civil, à payer 40.000 euros de dommages et intérêts et frais de procédure à la SNCF. Seul militant arrêté et jugé, il s’agit clairement d’un procès politique qui ne cherche qu’à dissuader toute action directe de la part des syndicalistes et autres militants des droits sociaux. Fouad a logiquement fait appel et après plusieurs reports, la juge a décidé de la date du 14 novembre 2014 pour juger de la recevabilité de cet appel en précisant qu’il n’y aurait plus de report. Un rendez-vous est fixé à Metz devant le Tribunal de Grande Instance. La mobilisation doit être forte car l’enjeu est de taille. Il s’agit de dénoncer le procès de toutes les militantes et tous les militants qui défendent la légitimité des classes populaires à lutter pour l’amélioration de leurs conditions et pour la préservation de leurs acquis sociaux.

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