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Alternative Libertaire Moselle

Sans logis, mal-logé(e)s, expulsé(e)s… A la guerre sociale en cours, nous répondons : Réquisition ! Construction ! Expropriation !

Sans logis, mal-logé(e)s, expulsé(e)s… A la guerre sociale en cours, nous répondons : Réquisition ! Construction ! Expropriation !

Tandis qu’une majorité de la population subit, partout, des conditions de travail qui se détériorent, le chômage, la précarité, les bas salaires... en somme une misère relative, d’autres catégories de la population sont plongées dans une misère plus violente encore.

Le capitalisme, fondé sur la course aux profits et l’accumulation des richesses, créé ces situations humainement inacceptables : Des femmes et des hommes dorment dehors dans la rue à côté de logements vides, pendant que d’autres bâtiments, eux, prennent de la valeur, tout cela pour la stabilité du marché immobilier !

Les classes populaires, toutes celles et ceux qui n’ont et n’auront jamais les moyens financiers de devenir propriétaires, sont condamnés à l’exploitation institutionnalisée, qui consiste à verser chaque mois une grosse somme d’argent aux racketteurs à l’existence légale, les spéculateurs immobiliers, c’est-à-dire tous ceux qui ont acheté des biens immobiliers (certains par centaines) en vue uniquement de faire du fric dessus, sans y habiter et sans se soucier de l’intérêt général.

Un pays riche comme la France compte près de 150 000 sans abris (source : INSEE), 3,5 millions de mal-logés vivant dans des taudis (source : Observatoire des Inégalités), et au moins 454 SDF sont morts l’année dernière, dont 15 enfants (source : « Les Morts de la Rue »).

A cela il faut ajouter un apartheid culturel et social visant à repousser toujours plus loin du « centre » les catégories de la population les plus fragilisées et modestes.

Si nous sommes de tout cœur avec celles et ceux qui œuvrent afin de secourir ces populations en danger, celles et ceux qui donnent de leur temps et/ou de leur argent afin de panser les ravages causés par la misère (matérielle, sociale, psychologique, et intellectuelle), il ne faut pas oublier que combattre les conséquences – par simple humanisme – sans s’attaquer aux causes ne peut que « limiter la casse ». Hors, il s’agit bien pour nous d’abolir à terme la pauvreté et la survie dans laquelle se noie une part importante de notre classe.

Pour ces raisons, il faut s’attaquer sans ménagement aux causes structurelles de cette misère : Le système capitaliste.

Des milliers de mètres carrés, ici et ailleurs, restent volontairement inoccupés afin de maintenir les prix artificiellement élevés. Les autorités refusent la réquisition, et les lois sur le droit au logement opposable (DALO) et sur la Solidarité et le renouvellement urbain (SRU) ne sont pas appliquées par des gouvernements soucieux avant tout de préserver le droit des spéculateurs alors que des millions de logements sont vacants.

Cette crise est de longue date : La spéculation immobilière a été enclenchée dès 1975 avec le désengagement de l’Etat qui a cessé de planifier la construction des logements sur la base des besoins, abandonnant ainsi sa mission d’intérêt général pour s’en remettre aux conjonctures.

La construction des logements sociaux est en berne. On en construisait 558 000 en 1972, 257 000 en 1993 et 315 000 en 2012. La pénurie est accentuée par la destruction de complexes HLM et la vente de logements HLM, au nom de la mixité sociale. Mais le compte n’y est pas : on reconstruit moins que l’on détruit et il faut vendre trois logements pour en reconstruire un seul.

Ne restons pas indifférents face à cette situation. Des gens meurent dans la rue, des gens sont entassés dans des taudis surpeuplés et contraints d’aller habiter toujours plus en marge du cœur de la ville. Des SDF représentants la population la plus touchée jusqu’aux simples locataires, c’est sur notre dos que certains bâtissent des fortunes ! Pendant que les catégories les plus fragiles se tuent au travail ou survivent avec les minima sociaux, parfois les boyaux vides, il s’agit pourtant bien d’engraisser toute cette charognerie capitaliste ! La résignation et l’impuissance ne doivent pas l’emporter !

A Thionville comme ailleurs, des logements indécents comme des logements vacants, et des locaux vides existent ! A Thionville comme ailleurs, la situation est intolérable !

Alternative Libertaire exige que des solutions d’urgences soient prises et que la population s’empare de cette problématique. Nous appelons à des actions franches afin de :

- Réquisitionner les logements vides.

- Interdire d’acheter un logement si ce n’est pas pour l’habiter.

- Bloquer les loyers et limiter ces derniers à 20 % maximum des revenus.

- Exproprier tous les spéculateurs immobiliers.

- La création à vaste échelle de logements de qualité.

- La création d’un service public large du logement, autogéré par la population, avec pour priorité un logement pour toutes et tous, selon les besoins de chacun.

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